La défaite cuisante d’un parti autrefois dominant

Peut-on agir plus inconsidérément que l’UDC au cours de ces derniers mois, de ces dernières semaines? Le parti, si accoutumé au succès, avait ce 14 décembre une chance de regagner le second siège au Conseil fédéral perdu en 2007. Ses pontes le savaient depuis quatre ans. Ils avaient le temps de former des candidats, mais ils n’ont rien fait. Ce mercredi matin, au Parlement, le premier parti de Suisse en nombre d’électeurs faisait l’effet d’un groupe désorienté, qui a épuisé ses cartouches et s’est résigné à l’échec.

Comment expliquer autrement que Caspar Baader, le chef du groupe parlementaire, se soit avancé en courant après l’élection de Didier Burkhalter pour déclarer que la concordance avait été rompue, que l’on se battait désormais pour chaque siège, mais uniquement avec Jean-François Rime? Hansjörg Walter, le candidat de l’UDC, n’était plus disponible. Il était assis dans un coin de la tribune et secouait la tête, comme s’il ne comprenait pas l’explication de Caspar Baader. Il a déclaré par la suite que cela avait été convenu, et qu’il avait réagi ainsi à cause du Parlement. Seulement, pourquoi n’a-t-il pas pris lui-même la parole?

Hinterliess den Eindruck eines orientierungslosen Haufens: SVP-Fraktion während den Bundesratswahlen 2011.

Discussions et désordre à l'UDC: une scène vue mercredi 14 décembre au Parlement fédéral lors du renouvellement du gouvernement. (Keystone)

On peut comprendre que l’UDC n’ait pas voulu s’opposer au PLR, qui est son unique allié. Le PLR a réagi en conséquence, en accordant ses voix au candidat UDC lors du tour d’Eveline Widmer-Schlumpf. Mais il n’est guère compréhensible que, par la suite, l’UDC ait tout de même brigué le siège de Johann Schneider-Ammann, et ce uniquement avec Jean-François Rime. La direction de l’UDC a ainsi provoqué un agacement au sein de ses propres rangs, tout en frappant son allié PLR dans le dos. Est-il possible d’adopter une stratégie plus destructrice?

Entendons-nous bien, il n’est pas ici question d’un parti réalisant 5% des voix, dépassé par les événements. Il s’agit du groupe politique de loin le plus puissant de Suisse. L’UDC a fait la pluie et le beau temps à Berne pendant vingt ans, elle a remporté élection sur élection, a déterminé le programme politique, gagné des votations importantes et relégué les autres acteurs de la scène politique au rang de faire-valoir. Mais si le parti reste aujourd’hui les bras ballants, ce n’est pas seulement parce qu’il a mal sélectionné ses candidats. Les erreurs ont eu lieu il y a longtemps, en 2007, avec l’éviction de Christoph Blocher. Pourquoi l’UDC n’a-t-elle pas su remédier au problème?

Le débat s’est entièrement concentré sur deux thèmes, l’étranger et l’UE, ce qui a rendu le parti incapable de réagir une fois confronté à une situation extraordinaire.

Cette défaite aurait pu – aurait dû – provoquer un nouveau départ. Il était peut-être temps de changer de cap, avec pour objectif de reconquérir le siège en 2011 via des candidats valables. Au lieu de cela, on s’est laissé dicter la stratégie par le patriarche Christoph Blocher, comme par exemple pour la vaine tentative de conquête du Conseil des Etats. Cette idée saugrenue valait bien celle du général Guisan, qui avait appelé l’intégralité des officiers au rapport sur la prairie du Grütli. Un seul attentat aurait pu décapiter l’ensemble de l’armée suisse. Mais Guisan a eu de la chance, contrairement à Blocher. Ses lieutenants ont été évincés l’un après l’autre lors des élections à la chambre haute. Etaient-ils alors crédibles comme candidats au Conseil fédéral?

Là-dessus, le débat s’est entièrement concentré sur deux thèmes, l’étranger et l’UE, ce qui a rendu le parti incapable de réagir une fois confronté à une situation extraordinaire. On l’a bien vu après l’accident nucléaire de Fukushima. L’UDC n’a ensuite pas réussi à retrouver son rythme. Certes, elle a lancé l’initiative contre l’immigration de masse et annoncé une deuxième initiative sur le renvoi des délinquants étrangers. Mais ce ne sont pas ces questions qui intéressent le grand public: ce sont bien plus la sortie du nucléaire, le franc fort et la crise de la zone euro. Pourquoi l’UDC n’a-t-elle pas pu se démarquer clairement au lieu de s’empêtrer dans les contradictions?

La défaite aux élections fédérales du 23 octobre était donc simplement la conséquence logique des erreurs de décision passées. La dernière en date pour les dirigeants de l’UDC a été la candidature avortée de Bruno Zuppiger. Les résultats sont tombés aujourd’hui: défaite cuisante lors des élections au Conseil fédéral de 2011.

57 Comments sur «La défaite cuisante d’un parti autrefois dominant»

  • Hannes Kunz says:

    Wenn Politiker Teil des Problems sind, das sie lösen wollen, gibt es nur noch eine echte Lösungsmöglichkeit: zurücktreten.

    • Marie V.Roth says:

      Ja nicht @Kunz. Je länger das Problem die Lösung ausserhalb sucht, je grösser wird es. Es kann nicht gross genug sein, wenn Sie mich fragen. (Ausserdem haben wir das Problem nun jahrelang ertragen- während es sich in allen Einzelheiten austobte und über andere “erbrach”. Wir haben uns das Vergnügen, das unausweihlich auf uns zukommt, redlich und ehrlich verdient 🙂

      • Alfonzo says:

        In der SVP gibt es ja nur eine Handvoll Hardliner, der Rest ist genau so nett wie das ganze Parlament. Erst wenn es in der Schweiz eine richtige, rechte Partei, wie in Frankreich gibt, muss die SVP den Niedergang befürchten !!!

  • Rolf Heinzmann says:

    Es ist ganz einfach: die konstruktivere Mehrheit der SVP wollte wirklich einen zweiten Bundesrat, mit der Absicht, als erwachsen gewordene Partei Verantwortung zu übernehmen und im Bundesrat mitzuarbeiten. Die infantile (Zürcher)-Minderheit jedoch fühlt sich derart Wohl in der Rolle der ewig motzenden Pseudo-Opposition, dass ihnen die jetzige Situation ganz recht ist (obwohl sie das natürlich nie zugeben würden). Nur so kann der Zürcher Flügel auch künftig seine Feindbilder bewirtschaften. Konstruktive Politik sieht anders aus.

  • Leo Stern says:

    Welchen Bundesratssitz hat die SVP 2007 verloren? Die Bundesversammlung hat Frau Widmer-Schlumpf als SVP-Vertretung in den Bundesrat gewählt. Sie konnte ihn für die SVP retten und was macht die SVP? Sie schmeisst Frau Widmer aus der Partei und verzichtet ohne jede Not auf ihren Sitz. Durch ewiges Wiederholen werden Unwahrheiten nicht wahrer.

  • Patrick Scherr says:

    Gäbe es ein Rating für die Parteien, hätte die SVP ein “Triple-B” verdient – für das Führungstrio B-B-B: Brunner, Blocher, Baader!

  • walter schmid says:

    Die SVP-Strammen werden die Schuld an ihrem Scheitern IMMER andern in die Schuhe schieben und mit dem Wort Konkordanz noch solange das Volk bombardieren, bis die Batterien der in ihre Hirne implantierten Endlos-Konkordanz-Plapper-Chips endgültig leer sind.

  • Beat Müller says:

    Wieso muss eigentlich JEDE Partei für den Atomaussteig sein? Dass eine grosse Partei gegen den Atomausstieg ist, gehört zur Meinungsvielfalt. Mit dem Angriff gegen den FDP Sitz heute bin ich aber der gleichen Meinung, das war nicht geschickt. Die SP Sitze war jedoch auf jeden Fall anzugreifen, wer hat EWS denn mehrheitlich gewählt? Genau: Links.
    Man hätte der FDP nicht vorwerfen dürfen, die Konkordanz zu brechen, wohl aber den Linken, CVP, und GLP (bei der BDP versthet man ja, dass die EWS wählen). Eine öffentliche Entschuldigung an die FDP (und nur die) wäre angebracht.

  • Salvisberg Fritz says:

    Mit Blindheit beschlagen reagierte Frau Rickli von der SVP. Denn wie kann sie meinen das eine Volkswahl des Bundesrats der SVP mehr bringen würde. Denn bereits bei den Ständratswahlen die ja auch durch das Volk gewählt wurden waren sie relativ erfolglos.
    Betreffs einer Volkswahl des Bundesrats wäre nach vielen befragungen trotzdem Frau Schlumpf wieder gewählt worden.
    Bei der SVP hat man immer das gefühl, dass die Parteiinteressen mehr gewichtet werden als die Nationalen Interessen.
    Da ist dringend ein umdenken nötig wenn sie weiter Erfolg haben soll.

    • Patrick says:

      Immer noch sind in einem pluralistischen System die Parteien vorerst Interessensvertreter ihrer Klientel. Das “nationale Interesse” hat keine davon im Visier. Höchstens ihre Interpretation desselben.

      Es ist vollkommen unverständlich, wie eine Partei, die in der Vergangenheit doch eine gewisse Sensibilität für die Sorgen zumindest eines Teils der Bevölkerung besass, in diesem Wahljahr die Themen derart verschlafen konnte.

      Und erfolgreiche Personalplanung sieht anders aus.

      • Cassandra Dürr says:

        Unverständlich ist das nicht. Denn nicht die Partei denkt und bestimmt, sondern einer ganz allein. Und dieser hat, nebst den Anliegen im Land und der Parteiführung noch mehrere grosse Betriebe, ein 3-Milliarden-Vermögen, das verwaltet werden muss. Zudem wird auch er immer älter und älter und damit schwächer (körperlich, psychisch und geistig). Das ist der Lauf der Dinge. Und da er nicht um Redlichkeit, sondern um Medienaufmerksamkeit für seine Person bemüht ist, bleibt es bei den zwei Themen EU und Ausländer. Für die Leute, die ihn wählen, hat er nur Verachtung übrig. So einfach ist das.

    • J.Bühler says:

      Kommt ganz darauf an wie das Wahlverfahren für die Volks BR Wahl wäre. Ich halte die SR und Regierungsrat Prozedur als ungeeignet und würde es eher nach dem NR Wahl Verfahren machen, so dass jeder Stimmbürger auch repräsentativ vertreten sein kann und dass die Spielchen und Päktli von Mitte Links nicht zum Zuge kommen.

    • Jeanclaude says:

      Frau Ricklis Auftritt war wie jener der bösen Hexe im Märchen. Wut und Hass sind schlechte Voraussetzungen für einen pointierten, klugen Vortrag und vor allem ein schlechter Ratgeber. Bei einer Volkswahl wäre wahrscheinlich kein SVP-Bundesrat mehr im Amt und wohl auch nur noch ein Vertreter der FDP. Rickli hätte nebst fehlendem politischen Gespür eigentlich gute Voraussetzungen für eine steile Laufbahn, wenn sie sich eine eigene Meinung bilden würde und nicht länger Sprachrohr der volksverhetzenden Führungsriege wäre. Und die SVP in vier oder acht Jahren jüngere, geeignete Kandidaten.

      • Müller Hans says:

        Das “Gespür” geht Ihnen selber aber völlig ab, Jeanclaude. Ich finde Rickli politisch schwer daneben, aber sie mit der “bösen Hexe” vergleichen? Ich dachte, das hätten wir hinter uns. Die steile Laufbahn hat sie ja – leider – schon hingelegt: die erfolgreichste Alibifrau der Schweiz.

  • Mike Müller says:

    Wenn man gestern die Diskussionen auf den verschiedenen TV-Sendern mitverfolgt hat, kann man nur den Kopf schütteln. Da sagt ein Darbellay, man wähle amtierende Bundesräte nicht ab – derselbe Darbellay, der vor vier Jahren Blocher aus dem Bundesrat kippte. Und da sagt ein Bäumle, die Grünliberalen gäben der SVP keinen zweiten Sitz – derselbe Bäumle, der vor der Affäre Zuppiger den Sitzanspruch der SVP durch alle Talk- und Politshows verteidigte, als wäre er selber SVP-Mitglied. Es scheint, die anderen Parteien haben mit ihren harschen Worten der selbstgefälligen SVP eins auswischen wollen.

  • Ernst Boller says:

    Der SVP kann man nur raten: Weg mit Blocher, Brunner, Mörgeli und Baader. Ersetzen mit jüngeren und geistig flexibleren Leuten. Es kann ja nicht sein, dass es genug solche unter den gut 25% der Schweizer Wähler nicht geben soll. Brunner ist zwar noch jung, aber …

  • Mäx Hasler says:

    Die SVP B-B-B-Basis wird ihr Versagen nicht einsehen und weiterwursteln und weitertrötzeln. .

  • Oliver Burkardsmaier says:

    Ich denke, die SVP bekommt, neben den oben aufgezählten Fehlleistungen, auch die Quittung dafür, dass sie alles beleidigt und verunglimpft, was ihr nciht die Treue schwört. Allmählich wachen die übrigen Akteure auf dem schweizer Politparkett auf und strafen die SVP, und damit natürlich deren Eigentümer, für deren unschweizereisches Verhalten ab.
    Auch dies ist einzig das Verschulden einer Partei, deren Eigentümer für sich die allein selig machende Wahrheit gepachtet hat.
    Für die Schweiz jedenfalls können die jüngsten Ergebnisse nur gut sein.

  • Martin says:

    Jetzt tun die gleichgerichteten Medien noch so als ob es am Kandidanten gelegen hat. Fakt ist, Walter wurde von der SP vor nicht all zu langer Zeit zum Bundesrat gewählt.. Jetzt ist er bei den gleichen Leuten plötzlich nicht wählbar?? Die Massenmedien manipulieren weite Teile der Bevölkerung sogar so weit, dass diese glauben, dass die stärkste Partei die Schwächste sei. Die SP hat eine Koalition mit der Mitte geschmiedet, mit welchen faulen Kompromissen werden wir in kürze sehen. Gratis gibts keine Koalition. Die Konkordanz ist somit Geschichte, mal schauen ob das der SP gut bekommt.

    • Matthias says:

      Artikel gelesen? Wo steht, Walter sei nicht wählbar gewesen? Wenn er offen gegen die FDP angetreten wäre, wäre er wohl gewählt worden. Gerade deswegen durfte er wohl gegen die FDP nicht mehr antreten.
      Fakt ist eben: Die SVP WILL gar keinen zweiten Bundesrat, das hätte für sie nur Nachteile. Z.B. könnte sie nicht mehr was vom missachteten Wählerwillen polemisieren und so ihre Frustwählerschaft bei der Stange halten.
      Uebrigens: Wäre Walter vor drei Jahren gegen den “zweitbesten” gewählt worden wäre von der SVP ausgeschlossen worden. Jetzt ist er bei den gleichen Leuten plötzlich wählbar??

  • Susanne says:

    Die Eurokrise/Frankenstärke zeigt eben, dass wir auch ohne Mitgliedschaft in der EU betroffen sind, und dass uns da auch unsere Unabhängigkeit nicht viel hilft. Sie zeigt, dass unser helvetischer Alleingang eine Illusion ist. Unsere Allein-gegen-die-ganze-Welt-Haltung hilft hier nicht. Sie hilft übrigens auch nicht mehr beim Problem Einwanderung, denn letztlich braucht es auch dort internationale Vereinbarungen, die Rückschaffungen ermöglichen. Selbst der Atomausstieg ist wahrscheinlich nur sinnvoll, wenn in Nachbarländern keine Atomkatastrophe stattfindet. Davon redet die SVP lieber nicht.

    • Konrad Schläpfer says:

      Susanne was veranlasst sie, derartige unqualifizierte Behauptungen auf zu stellen?1. Dass wir nicht mit der EU im Schuldenstrudel untergehen, haben wir nur dem Alleingang zu verdanken.2 Von einer” Allein – gegen – die – ganze – Welt – Haltung” kann keine Rede sein.3.Wenn wir eine kontrollierte Einwanderung hätten, würden sich auch die Rückschaffungen in Grenzen halten.4. Dass der Atomausstieg nur Europaweit einen Sinn macht bin ich derselben Meinung.

  • J.Bühler says:

    SVP hat absolut korrekt gehandelt. Ausgangslage war die Konkordanz wieder herzustellen, dies war das Ziel von SVP und FDP. SVP hat sich auch moralisch herausragend verhalten als die SP das perfide Angebot machen dass wenn die SVP gegen die Konkordanz den FDP Sitz angreifen würde, dies zu unterstützen. Zuvor noch wollte Levrat das Spielchen machen die CVP und BDP zum Zusammenschluss zu zwingen anderenfalls würde EWS abgewählt, aber das war dann Schnee von gerstern. So jemand gehört aus der Politik ausgeschlossen. Nach dem Bruch der Konkordanz durch Mitte Links gab es eine andere Ausgangslage.

  • Thomas Weilenmann says:

    Voellig deplatziert, den Ruetli Rapport als Vergleich in diesem Artikel heranzuziehen und im nachhinein als Schnapsidee zu bewerten. General Guisan hat zur richtigen Zeit ein mutiges Zeichen gesetzt. Stuende manchen Politikern gut an!

  • Eric Cerf says:

    “Schön ist es auf der Welt zus ein, sprach der Igel zu dem Stachelschwein,” sangen sie einst in d-Landen. Jawoll, die SVP kriegte eine schallende Ohrfeige von der Bundesversammlung. Ihre BR-Kandidaten fielen mit Glanz und Gloria durch. So kommts halt heraus, wer immer bloss die andern zur Sau machte, wie die SVP, kriegt halt mal auch eine Retourkutsche die sich gewaschen hat. Wie weiter mit der SVP? Die Troika BBB sanft aufs Abstellgleis schieben, wenn nötig mit zehn Atü Druck. Kecke Politikerinnen wie Nathalie Rickli ranlassen, nicht den Mörgeli zum Zmörgeli.

  • Bereits zwei Stunden nachdem die Urnen am 23.10 geschlossen wurden, zeichnet sich die Wende ab. Die Rechte verliert Stimmen und Mandate. Dann die Nachwahlen zum Ständerat: Rechtsteiner und Stöckli schlagen Brunner und Amstutz. Folgt die Bundesrats-Kandidatenkür: Ein Trauerspiel! Wie soll eine solche Partei in die Verantwortung eines Landes einbezogen werden? Nicht nur der paranoide Fremdenhass, die Verunglimpfung der politischen Gegner, auch eine stümperhafte Strategie sind die neuen Markenzeichen der SVP. Keine strahlenden Sieger, nein, Looser auf der ganzen Linie, auch noch schlechte dazu.

  • Bernhard Vontobel says:

    Die Antwort auf das “warum die SVP nicht richtig reagiert hat” ist ganz einfach: Hass macht blind! Blocher ist sozusagen von blindem Hass getrieben. Und das interessante ist dann auch noch, dass sich keiner der Partei dagegen wehrt. Immer ja sagen ist eigentlich eine unschweizerische Eigenschaft. Fazit: Die SVP ist eine unschweizerische Partei!

  • Hans Klauser says:

    Man kann zur SVP stehen wie man will: dass diese Partei nicht angemessen vertreten ist, schadet letztlich der Geschlossenheit der Schweiz. Schadenfreude oder Rachegelüste sind fehl am Platz, die Herausforderungen der nächsten Jahre sind immens.

    • Helveticus says:

      Sie haben recht. Das Problem: Die SVP wollte nicht einfach den ihr zustehenden zweiten Sitz, den sie bekommen hätte, wenn sie sich dafür richtig eingesetzt hätte. Sie wollte aus einer Minderheitsposition heraus die Zusammensetzung des ganzen Bundesrats diktieren.

  • Ugo Kappenberger says:

    Kein Wunder bei den drei B: Brunner, Bader und Blocher.
    So ist doch zu lesen bei Wikibedia:

    BBB = Spekulative Anlage. Bei Verschlechterung der Lage ist mit Ausfällen zu rechnen

    Noch Fragen?

  • Peter Steiner says:

    Das Ergebnis der BR-Wahl ist konkordant. Die Wahl widerspiegelt die Kräfteverhältnisse. Die SVP hat es nicht geschafft, den ihr zustehenden 2. Sitz zu erringen. Schuld daran ist der völlig unverständliche Konfrontationskurs der SVP-PL. Dazu gibt es zwei Lösungen: 1. Rückzug der SVP aus dem Bundesrat in die Oposition. 2. Modernisierung der Parteileitung, Wechsel der Strategen und Strategien. Beide Wege sind dem Parteibesitzer fremd. Der Termin Ende Januar wird zur Abrechnung mit den internen Abweichlern. Wetten? Was immer die SVP entscheidet – wir werden es überleben.

  • Martin says:

    Jetzt tun die Massenmedien noch so als ob es am Kandidanten gelegen hat. Fakt ist, Walter wurde von der SP vor nicht all zu langer Zeit zum Bundesrat gewählt.. Jetzt ist er bei den gleichen Leuten plötzlich nicht wählbar?? Die Massenmedien manipulieren weite Teile der Bevölkerung sogar so weit, dass diese glauben, dass die stärkste Partei die Schwächste sei. Die SP hat eine Koalition mit der Mitte geschmiedet, mit welchen faulen Kompromissen werden wir in kürze sehen. Gratis gibts keine Koalition. Die Konkordanz ist somit Geschichte, mal schauen ob das der SP gut bekommt.

    • hausmannus says:

      a) Walter wurde gerade vor ein paar Tagen zum “höchsten Schweizer” gewählt. b) Walter wurde im letzten Moment als Ersatz für Zuppi nominiert. c) Walter sah man an, dass er “der Partei zuliebe” kandidierte und nicht aus Überzeugung. d) Die SVParteibosse haben Walter vor vier Jahren verboten, BR zu werden. a) + b) + c) + d) machten ihn in der Summe auch aus meiner Sicht absolut unwählbar. Damit hat es nicht an der Person des Kandidaten gelegen, aber an den Umständen, in denen der Kandidat nominiert wurde. Ist das wirklich so schwer zu verstehen?

  • david arjuna says:

    christoph blocher wird für die svp als ihr grossmeister mehr und mehr zur hypothek.herr blocher sollte sich endlich aus der politik zurückziehen und seine zeit als grossvater geniessen. leider hat er diesen schritt nach seiner abwahl aus dem bundesrat verpasst. so muss er nun misserfolg um misserfolg verantworten und den steten niedergang seiner partei mittragen. in frau rickli hätte diese partei doch eine würdige nachfolgerin. sie ist voll auf blochers linie hat dieselbe gabe themen medial hochzuspielen, sündenböcke dafür zu finden und radikale populistische lösungen zu präsenieren.

  • Magerius says:

    Eine in den letzten Jahren abgehobene und von Hochmut gekränkte SVP hat heute dafür ihre Quittung erhalten. Wenn oberster und wichtigster Inhalt einer Partei, Rache, Hass, Hetze, grenzenlose Fehlselbsteinschätzungen und weitere zum Teil auch menschenverachtende Parolen sind, dann hat eine solche Partei in einer immer komplexer werdenden Welt, keine Berchtigung in unserer nationalen Regierung. Wie Umgangs -und Ausdrucksformen dieser SVP aufzeigen -eine bestandene wie Frau EWS, als ‘Miststück’ zu bennen, zeigt uns auf, wie schlimm es um das mentale Niveau einiger dieser SVP Parteisoldaten steht.

  • Kestenholz Andreas says:

    Schuld sind immer die anderen. Mit dieser Sichtweise wird die geringe Lernfähigkeit und die Wahrnehmungsstörung der SVP aufgezeigt. Bei narzisstist. Persönlichkeitsstörungen schützt externe Kausalattribution vor Depression, indem es den Selbstwert scheinbar stabilisiert, aber sie macht einsam. Man kann nicht seinen Freunden ins Gesicht spucken und sich dann über fehlende Freundschaft beklagen. Da über Jahre abweichende Meinungen lächerlich gemacht wurden, scheint es in der SVP keine Konfliktkultur zu geben was ihr zusätzlich schaden wird. Wäre sie eine Person, wäre eine Psychotherapie nötig.

  • Konrad Schläpfer says:

    Schade, mit einigen Zielen der SVP kann ich mich ,wie viele Schweizer auch,wirklich idendifizieren.Einwanderungsbegrenzung, Asylmissbrauch, Ausschaffung krimineller Ausländer,kein EU Beitritt ,härtere Strafen für Verbrechen usw. Leider ist die Partei zur Brüllerpartei verkommen ,die viele Wähler abstösst.Darum erwarte ich, dass zumindest die drei B,Blocher Brunner Bader die Konsequenzen aus diesem Debakel ziehen und ihre Posten zur Verfügung stellen.Wir brauchen Politiker die konsequent aber mit Anstand unsere Sache vertreten.

    • Peter Steiner says:

      Herr Schläpfer, ich wüsste doch sehr gerne, was dem “usw” in Ihrem zweiten Satz noch folgen würde. 5 Punkte, von denen 4 identisch sind, sind noch kein Parteiprogramm. Wenn das Ihnen reicht, ja dann soll es so sein. Der Mehrheit der Schweizer reicht es eben nicht. Wo steht die SVP in Energie-Fragen, wo genau bei der Armee-Beschaffung, wo bei den Bildungsausgaben, der Wohnraumbewirtschaftung, dem Siedlungsdruck und – ja – wo genau steht sie in Handelsfragen: Durch möglichst hohe Zölle Importeure schützen und Konsumenten melken ist einfach nicht mehr trendy…

      • Konrad Schläpfer says:

        Peter Steiner ,sie haben natürlich recht,die von ihnen genannten Themen sind genau so wichtig.Nur habe ich sie nicht erwähnt da sie von den anderen Parteien “bewirtschaftet” werden.Im Gegensatz zu oben genannten, die von den anderen Parteien sträflich vernachlässigt, bis einfach negiert werden.

  • Helveticus says:

    Gute Analyse. Zwei Nachträge: 1. Blocher und die nationale Parteispitze können keine Konkordanz, die sind ganz Sturmabteilung. 2. Die SVP müsste in die Opposition um allenfalls noch an Bedeutung zuzulegen. So wie es Maurer als Parteipräsi wollte. Aber Blocher wollte die Krönung seiner Karriere im BR nicht verpassen, konnte seiner Eitelkeit nicht widerstehen. Und jetzt will Maurer Horchposten der Kaderpartei im Bundesrat (Zitat Bodenmann) bleiben, obwohl sich die Partei halbherzig anschickt in die Opposition zu gehen. Dieses unstrategische Wischiwaschi wird sich nicht auszahlen. Mich freuts.

  • J.Bühler says:

    Teil 2: Nach dem Bruch der Konkordanz durch Mitte Links gab es eine andere Ausgangslage. Nun ging es darum den von fast allen Parteien unbestrittenen Anspruch auf 2 BR Sitze einzufordern. Dies hat aber das ganze Parlament ausser den SVP Vertretern abgelehnt und damit gezeigt, dass sie nicht einmal zu ihren Worten stehen. So ein Parlament ist eine Schande für die Schweiz, ähnlich wie die 5% BR EWS. 26.6% der Bevölkerung sind somit weiterhin nur halb in der Regierung vertreten und der BR repräsentiert gerade noch 55% der Bevölkerung. Somit ergibt sich die Not einer Volks BR Wahl analog NR Wahlen

  • Rudi Buchmann says:

    Das ist halt das wahre Gesicht. Grosse Worte und immer von den andern reden. Vor der eigenen Türe wurde nie gewischt! Fertig – Schluss – Amen.

  • Willi Wunderli says:

    Vorgestellt oder befürchtet habe ich mir immer, dass in naher Zukunft – beim fälligen Generationenwechsel- eine Frau Rickli in die Schuhstapfen von Herrn Mörgeli treten würde.
    Doch nach ihrem heutigen Auftritt im Interview scheint mir dies endgültig und unmöglich…. Der Krug wird noch kommen…

  • vietnamesische begleiterscheinung says:

    ich bin zufrieden. die konkordanz ist von der svp heute nicht gebrochen worden. sie hat nach wie vor ihre zwei sitze und nicht noch einen dritten ergaunern können. wer leute aus der partei ausschliesst, wenn sie gewählt werden, muss nicht im nachhinein kommen und täubeln und erpressen und ‘die andern sind schuld schreien’. hätte die svp bei der blocher abwahl zugewartet, hätte sie erkannt, dass frau schlumpf durchaus eine hervorragende bundesrätin ist. so jedoch kann man nur sagen: pech gehabt. blocher ist von der führerfigur zum eigentor geworden. auch das kennen wir aus der geschichte.

  • Alexander Limacher says:

    Warum ist Walter nicht selbst ans Mikrophon getreten? Weil er als Nationalratspräsident bereits im Vorfeld der Planung des Tages festgelegt hat, dass ausschliesslich die Fraktionspräsidenten Reden schwingen dürfen. Und man kann sehr gut verstehen, dass die SVP nach der Bestätigung von Schlumpf den Angriff auf die verbleibenden Sitze versuchte: die Konkordanz war mit der Wiederwahl der BDP-Magistratin ausgehebelt, nicht mehr gültig. Die SVP hat sich an die Konkordanz gehalten, solange sie gültig war. Danach gab es keinen Grund mehr dazu.

  • Helveticus says:

    Eine Kaderpartei ist halt immer nur so gut wie ihr Politbüro. Chefstratege, Financier und Parteiführer Blocher ist offensichtlich zu langsam geworden im Kopf. Maurer ist weg im BR und Mörgeli kann ihn wohl kaum adäquat ersetzen. Düstere Wolken ballen sich über dem Schloss Rhäzüns zusammen. Doch andernorts spriesst neue Hoffnung. Beginnt in der Schweiz ein arabischer Mini-Frühling? Gewinnen FDP und CVP ihre Leute von den Rechtspopulisten zurück. Kann gar die SP die Büezer zurückholen?

    • Helveticus, es ist an der Zeit, dass diese verkrustete und einseitige Partei ihre Führung wechselt. Es könnte sein, dass die SVP bis in ein paar Jahre nicht mehr gibt!

      • R.Manz says:

        In der Schweiz gibt es wie in anderen westlichen Demokratien konservative, fremdenfeindliche, ängstliche, rechthaberische, verschlossene, egozentrische und arrogante Personen, deren Anteil an der Bevölkerung 10% bis 15% nicht übersteigt. Es scheint mir, dass in den kommenden Jahren die SVP sich bei diesem Wähler-Anteil einpendeln wird. So wäre dann auch der Anspruch auf den 2. Sitz im BR geregelt!

  • Rennie Wyss says:

    Die SVP hat sich gleich selbst aus dem Rennen genommen, nach dem Motto “Dümmer gehts nimmer.” Der Scherbenhaufen kann der Partei gut tun, die Dreierbande BBB hat ausgedient. Die selbständigen und intelligenten Köpfe in der SVP – die gibt es in der Tat! – sind wohl erwacht.
    EWS nehmen wir halt in kauf – auch wenn sie uns nicht sympathisch ist. Aber gegenüber Brunner und Zuppiger ist sie das kleinere Übel, und gleich zwei Bauern hat es in der Regierung auch nicht gebraucht. Rime wäre valabel gewesen, aber gewiss nicht auf Kosten von Schneider. Mit Berset sind nun auch Leute um die 40 vertreten.

  • Walter Herter says:

    Was fuer ein Theater um so wenig! Da haetten sie den Zuppi doch gar nicht nicht kapput machen muessen.

  • Die Wahlen sind nun in allen Schattierungen gelaufen, das ist die eine Seite der Politik. Nun kommt die andere Seite; es ist jetzt viel gerühmt und versprochen worden, was die Erroberer so alles können und mit links in die Tat umsetzen würden, warten wirs ab. Eine weitere Seite sind dann die Abstimmungen, wo nun ganz besondere Vorsicht geboten sein wird, denn vieles was gerne als Angriff auf die “Abzogger” verkauft wird, trifft ganz besonders den Mittelstand, aber auch die Arbeiter!Es werden neue Kostenverursacher kreiert, die alten Probleme aber verschleppt ! ( AHV, IV, Asyl )

  • Heinrich Fischer says:

    Der SVP Bunderat Ueli Maurer sagte kurz nach seiner Wahl, er sei stinksauer und freue sich gar nicht auf die nächsten 4 Jahre. Diese Aussage finde ich höchst bedenklich. Herr Maurer ist sich offensichtlich seiner Verantwortung als Bundesrat noch nicht bewusst, oder hat einfach das “Format” dazu nicht.

  • Jean Duvide says:

    Von einigen SP Frauen wird behauptet, EWS sei eine hervorragende Bündesrätin. Das sehe ich nicht so. Aus der Ferne betrachtet erscheint sie mir als blasses Persöhnchen, ohne Ausstrahlung und wenn sie spricht, ist es ein nasales Runterleiern. Auch könnte jeder mittelmässig begabte Diplombuchhalter oder Jurist ihren Job ausführen. Da ist nichts herausragendes dabei. Ihre Wiederwahl hatte wohl eher damit zu tun, der SVP eins auszuwischen. Bedauerlich.

  • Les temps changent, il était vraiement temps!

  • Aucune modération prévue, c’est un commentaire tout à fait correct

  • Hans Gross says:

    Wir haben bei dieser Bundesratswahl wieder mal unseren parteipolitischen Präferenzen freien Lauf lassen können. Das war gut und recht für zwei Wochen, aber jetzt sollte wieder Sachpolitik betrieben werden: Was ist mit dem starken Franken? Wie geht es mit der AHV weiter? Welche Arbeitslosenversicherung wollen wir? Wie fürdern wir Cleantech-Produkte, um den Atomausstieg zu schaffen?
    Ob die SVP etwas aus ihrer Show vom Mittwoch lernen will ist ihr privates Problem. Ich lasse die Anhänger von Oberst a.D. Blocher selber entscheiden, ob sie Lehren ziehen wollen oder nicht.

  • Zora Masé says:

    Bonjour.
    Le Conseil Fédéral devrait représenter le Souverain (le Peuple), soit les divers partis proportionnellement.
    Certains parlementaires en ont voulu autrement. Ce sont eux qui rompent la concordance.
    Cela suffit poour me convaincre de faire élire le Conseil Fédéral par le Peuple.
    Bonne journée.

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