La Suisse a tendu une joue. Mais pas l’autre

L’ambiance américano-suisse actuelle est à l’image de la météo: une canicule soudaine brusquement interrompue par la grêle. Des deux côtés de l’Atlantique, on a en effet soufflé le chaud et le froid ces derniers temps. Les Etats-Unis et avec eux, Eveline Widmer-Schlumpf, ont eu six petits jours de réjouissance : entre le 12 juin, où le Conseil des Etats a donné son aval pour voter la loi urgente réglant le conflit fiscal avec les Etats-Unis, et le 18 juin, où le National l’a enterrée. Pour la ministre des Finances, c’est la soupe à la grimace.  «C’est une déception. C’est un problème pour la place financière», a-t-elle déclaré à la RTS après que les parlementaires ont jeté la loi à la poubelle. Cinq des 7 conseillers fédéraux ( !) avaient également tenté de convaincre les députés, brandissant la menace des probables poursuites américaines qui talonneraient nos banques si cette loi était refusée. Peine perdue. En refusant la Lex USA pour la deuxième fois, le Conseil national a sonné le glas du règlement du conflit fiscal (par ce biais-là du moins), allant ainsi dans le sens du peuple qui, via un sondage DemoSCOPE réalisé pour Bilan, se sont récemment déclarés opposés à l’abolition du secret bancaire à 54%. L’amnistie fiscale ? Seuls 37% de nos concitoyens sont pour.

Le vote du National est finalement peut-être un moindre mal. Les ministres arriveront, certes, la tête basse à Washington, mais pourront s’abriter derrière les rouages démocratiques: «Désolés, nous on était d’accord, mais pas notre Parlement ». C’est d’ailleurs le sens de la déclaration d’intention que le  Conseil fédéral mettra sur la table : on est tous de bonne volonté pour régler le conflit avec vous, mais pas comme ça. Pas en laissant nos établissements bancaires vous communiquer des informations confidentielles pour régler le contentieux une fois pour toutes, sans rien avoir en retour.

L’oncle Sam risque de voir rouge, mais on espère que Berne saura lui rappeler les concessions qui ont déjà été faites. Non des moindres: la suppression, en mars 2009, de la distinction entre fraude et évasion fiscales qui tenait à bout de bras ce qui restait du secret bancaire. L’accord FACTA qui devrait progressivement entrer en vigueur dès janvier 2014 et qui garantit à l’avenir que les comptes détenus par des contribuables américains auprès d’établissements suisses soient déclarés aux autorités fiscales américaines. Le moins connu Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI) -36 membres, dont la Suisse- qui érige les délits fiscaux en crime et pour lequel le Conseil fédéral a institué un groupe de travail interdépartemental dirigé par le Département des Finances. Sans compter l’accord de double imposition signé avec les Etats-Unis (juin 2009) ou encore les 4000 noms de clients UBS livrés gratuitement à Washington. Et ce n’est pas fini : l’OCDE envisage la création d’un nouveau cas de figure à criminaliser : la planification fiscale agressive, entre optimisation et évasion.

On ne peut pas en dire autant des Etats-Unis, qui conservent jalousement au moins 4 Etats ultra-compétitifs en matière fiscale : le Delaware, le Wyoming, le Nevada et la Floride.

La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf après la mise à mort par le National de la Lex USA 19 juin 2013. (Image : KEYSTONE / Peter Schneider)

La Suisse s’est ainsi montrée pleine de bonne volonté ces dernières années. On ne peut pas en dire autant des Etats-Unis, qui conservent jalousement au moins 4 Etats ultra-compétitifs en matière fiscale : le Delaware, le Wyoming, le Nevada et la Floride. Dans le Wyoming comme en Floride, on peut ainsi créer une société-écran en 10 jours pour moins de 100 dollars. Excusez du peu. Le Nevada parvient, lui, contrairement à notre pays, à refuser de communiquer des informations au fisc américain ! Et que dire du Delaware, qui abrite la raison sociale de Google, Coca-Cola, General Motors et où Nestlé trouve bien son compte en y domiciliant, en tout cas encore en 2010, pas moins de 25 de ses filiales? N’est-ce pas là du braconnage ? L’index Financial Secrecy créé par le réseau pour la justice fiscale mettra tout le monde d’accord : les Américains occupent 21% du marché des services financiers offshore (extraterritoriaux).

Au lieu de mettre ça dans la balance, les autorités suisses ont, années après années, opiné du chef. Comme si, à chaque fois, elles étaient prises la main dans le sac. Entre le printemps 2008, où le prédécesseur d’Eveline Widmer-Schlumpf, Hans Rudolf-Merz assurait « Le secret bancaire n’est pas négociable » et le présent été 2013, c’est le grand écart : la Suisse a capitulé. Mais qu’a-t-on obtenu en échange ? Rien, si ce n’est une réputation encore un peu plus souillée.

On opposera l’argument de David contre Goliath. Pourtant, le Liechtenstein, encore plus microscopique que nous, semble avoir mieux mené sa barque. Dès 2009, la principauté a su saisir le virage de la « mise en conformité fiscale » et n’a pas attendu d’être pris les doigts dans le pot de confiture. Avec le Royaume Uni, Vaduz a signé un accord sur mesure, le Liechtenstein disclosure facility, qui combine une amnistie fiscale avec l’échange bilatéral d’informations. Les clients anglais qui ont choisi de se régulariser avant 2009 – avec un effet rétroactif de 10 ans, au-delà duquel le fisc britannique «passe l’éponge» – avaient le choix entre payer l’impôt qu’ils auraient dû payer pendant dix ans ou une taxe unique de 40%. Passé 2009, seule l’option de la taxe de 40% subsistait. Dans les deux cas, les contribuables s’acquittent d’une taxe supplémentaire de 10%. Ceux qui refusent de se déclarer doivent quitter le Liechtenstein, mais leur nom n’est pas transmis. L’accord prévoyant l’échange d’informations, ils s’exposent néanmoins à être à terme démasqués.

Pleine de bonhommie, la Suisse a courbé l’échine à chaque fois qu’un pays –les Etats-Unis ou l’Union européenne- mettait en cause ses pratiques fiscales, s’offusquant qu’on pût mettre le nez dans ses affaires, puisque n’appartenant qu’à elle-même. C’était trop naïf : au lieu de préparer un accord donnant-donnant autant que faire ce peut, de mettre diverses propositions sur la table qui ne lui soient pas uniquement défavorables, la Suisse a regardé la lente agonie de son secret bancaire se dérouler sous ses yeux, opinant mollement du chef. La Tribune de Genève et 24 heures ont récemment relaté que le Conseil fédéral avait accepté d’établir un comparatif international des pratiques d’optimisation fiscale mises en place à travers le monde, répondant ainsi favorablement à une motion d’Olivier Feller (PLR/VD).

Qu’a-t-on fait depuis 2007-2008 et les premières stigmatisations de la Suisse par les Etats-Unis ? Rien. Si ce n’est se laisser détériorer encore un peu plus notre image. A ce train-là, quand l’UE reviendra avec ses accords Rubik sur la table, on tendra l’autre joue.

84 Comments sur «La Suisse a tendu une joue. Mais pas l’autre»

  • Niedermann says:

    Ein Rücktritt von Eveline Widmer-Schlumpf ist überfällig.

    • Peter Balsiger says:

      Sie sagen, was wohl die grosse Mehrheit der Schweizer Bevölkerung denkt. Und Sie liegen absolut richtig!

      • Trachsel says:

        Interessant ist, dass im Fall Tinner (Akten verschwunden sind abgesegnet durch den Bundesrat) für das Justizdepartament BR Herr Christoph Blocher .zuständig war (2007) . Er war vorgängig beim Justizminiister der USA in Amerika zu Verhandlungen Themen unbekannt. Gegen die USA braucht es sehr viel Mut und die Konsequenzen haben viele Staaten Iran, Kuba, Venezuela, usw.usw. mit Strafmassnahmen erfahren. Wichtig ist, dass man sich versucht nicht einschüchtern zu lassen, was jedoch auch Konsequenzen zur Folge haben könnte. In diesem Fall möchte ich die Kommentare lesen.

    • Franz Mueller says:

      Der Rücktritt von BR EWS? Wieso nicht? Aber dann bitte die anderen im BR sechs ebenso! Plus einen ganzen Haufen SR+NR!

    • Barbara H. says:

      @Niedermann: ….das wünschte ich mir auch….

    • Wunderli says:

      Bin mit Niedermann einverstanden.
      Zugleich noch folgende Bemerkung: Bei solch schwierigen Verhandlungen muss irgendwann der “Schmied” (Widmer-Schlumpf) und nicht der “Schmiedli” (Ambüel) in die Verhandlungen eingreifen und das Szepter übernehmen.

    • R. Merten says:

      Ich teile Ihre Ansicht, Hr. Niedermann. Die ängstliche und devote, unterwürfige Haltung gegenüber dem Ausland hat sich bis jetzt katastrophal ausgewirkt, auch wenn etliche Zugeständnisse in einem solchen Banken-Fall gemacht werden müssen. Ausländische Staaten sind keine Freunde, sondern Geschäftspartner. Aber das wissen EWS und die Beamtenschar anscheinend noch nicht. Die USA versuchen doch einen guten Deal zu machen, indem sie hohe Schadenersatzforderungen geltend machen und kassieren- weil sie wissen, dass eine Beweisführung aufwendig ist und sicherlich weniger einbringt als eine Erpressung!

    • MoGo says:

      STIIMMT! Es sollte wirklich mehr am Puls der Schweizer gearbeitet werden.
      Wie kann man sich wie eine Bananenrepublik verhalten? WIR haben ja seit Jahrzehnten 35 % Verrechnungssteuer auf Zinsen (nicht 30% wie USA) um alle zu animieren Ihre Erträgnisse und Vermögen steuerlich zu deklarieren und dafür diese Verrechnungssteuer zurückerstattet zu erhalten. WIR haben in der Schweiz die Steuerdeklaration! aller Vermögen!! auf der ganzen Welt. Wenn die Ami’s gerne hätten, dass Ihre Bürger ehrlicher sind, so sollen sie vor der eigenen Türe wischen.

  • Hanspi Lehmann says:

    Nur: Jeder Vertrag hat im Minimum zwei Parteien!

  • Ammon Samuel says:

    Besser verhandeln ja, aber nicht nur ein bisschen ! Aber dann bitte auch nicht mehr mit BR EWS, die für diese Aufgaben ganz einfach zu wenig clever und verhandlungsfähig ist. Kein Wunder, das hat sie ja auch nie richtig gelernt. In einem früheren Beitrag habe ich bereits gefordert, dass nun ein ausgewiesener Fachmann vom Format des früheren Botschafters Borer ernannt wird, der an der Spitze die Verhandlungen führen kann !

    • Luisa Haltner says:

      Borer, LOL! Der kann eine Show abziehen u.sonst gar nichts. Drum ist er auch aus d.diplomatischen Dienst rausgeflogen.
      Im Uebrigen: Sie denken an blochersche Verhandlungsweisen. Vergessen Sie das: In der Diplomatie herrschen ganz andere Sitten u.Regeln u.diese sind einzuhalten.
      Im Uebrigen können Sie d.Kompetenz von Frau EWS gar nicht beurteilen, ebensowenig ihre Fähigkeit, Verhandlungen zu führen.
      Aber Hauptsache, man bringt als Auftragsschreiber Blochers seinen Post unter und kassiert dafür.
      Schämen Sie sich!

      • Ammon Samuel says:

        Frau Haltner – Sie unterstellen mir hier etwas, da so nicht im geringsten zutrifft, aber da lasse ich Sie gerne in Ihrem irrigen Glauben. Möglicherweise waren Sie damals noch zu jung, um die Leistungen des Herrn Borer betreffend Holocaust-Geldern richtig zu beurteilen. Richtig ist jedenfalls, dass die CH-Banken Herrn Borer heute noch dankbar sein müssen, dass er dies zu einem so guten Abschluss gebracht hat.
        Als Richtigstellung sei erwähnt, dass Herr Borer unserem damaligen Bundesrat DEISS nicht gepasst hat und die Verhaltensweisen seiner Frau ein wenig seltsam waren. DIE LEISTUNG ABER STIMMTE

        • Jonas Bähler says:

          Ganz falsch, Herr Ammon! Der damalige Botschafter Borer hatte rein gar nichts erreicht in der Sache mit den nachrichtenlosen Geldern und dem WJC. Es war allein der damalige VR-Präsident der CS, Rainer C. Gut, der mit den angebotenen 1,4 Mia. $ den WJC zu einem Deal bewegen konnte. Geld, und nur Geld hatte zum Durchruch verholfen.
          Mit Diplomatie hatte man nichts erreicht.

        • Rolf Zach says:

          Also die Holocaust-Verhandlungen waren für mich nicht gerade eine diplomatische Glanzleistung der Schweiz, unabhängig von der Person von Herr Borer. Wissen Sie, hier wurde von praktisch allen verantwortlichen Schweizer tölpelhaft vorgegangen, ausgenommen Herrn Delamuraz. Ein gutes Resultat war der Bergier-Bericht. Eigentlich wurden die Schweizer Grossbanken mit über 1,2 Milliarden vom jüdischen Weltkongress bestohlen, den diese Vermögen von Holocaust Opfern existierten nicht. Die CH-Banken benahmen sich seit 1946 so, weil sie Holland als Finanzplatz für
          Deutschland ablösen wollten.

      • jo kissling says:

        @Luise Halter, aber Sie alleine, können die Leistung von EWS absolut beurteilen.
        Und wie die Verhandlungen geführt werden ist egal ! Das Resultat muss stimmen, und hier stimmte es überhaupt nicht.
        Ansonsten haben sie den Beitrag nicht begriffen.
        Entschuldigung kennen sie eigentliche die Leistung von Hr. Borer überhaupt, in Zusammenhang mit den Verhandlungen der jüdischen Altvermögen mit den USA ?
        Bilder der Yelow Press reichen eben nicht.

      • Bruno Froehlich says:

        Liebe Luisa Haltner Das mit Borer ist nicht der einzige Lacher unter den Kommentaren – im Prinzip gar nichts zu lachen, da so verdammt traurig wie ein Milliardaer eine Gruppe erzkonservative Menschen durch die Arena seiner eigenen Interessen mit dem Deckmaentelchen Demokratie fuehrt. Meine Meinung, das bringt die CH nicht ins Verderben, aber auch keinen einzigen Schritt weiter in der so schnelllebig Zeit, die bestraft wer an ueberkommenen Mythen wie etwa ein BG oder Gartenhag fuer CH mit bloss offener Exporttuere festhaelt. Bestes Beispiel CB + Ems !

      • Heldner Victor says:

        L.Haltner: Bestren dank für Ihren Artikel

      • Max Bernard says:

        Ganz schön dumm-dreist, wie Sie hier Kritiker von EWS als “Auftragsschreiber Blochers” abqualifizieren!
        Im Übrigen lassen sich die Kompetenzen von EWS in Sachen Verhandlungsfähigkeit sehr wohl beurteilen – nämlich an deren jämmerlichen Resultaten, welche nichts anderes zum Inhalt haben als die Erfüllung der gegnerischen Position. An was denn sonst als an den Resultaten lässt sich das Verhandlungsgeschick beurteilen?! Beispiel Lex USA: Mehr als darin vereinbart hätten die USA kaum fordern können!
        Höfliche Frage: Sind Sie Auftragsschreiberin von EWS?

  • Hans Zumstein says:

    “…hat der Nationalrat jedoch im Sinne des Volkes entschie­den”. Schön, dass wenigstens diese mehrheitlich kapiert haben, woher der Wind weht und wer sie nach Bern gewählt hat.
    Und in welchem Sinne hatte der Ständerat entschieden, indem er diesem Erpressungsversuch zugestimmt hatte? Ist dieser kleinere Rat doch eine “Dunkelkammer” oder hatten sie wieder falsch gezählt?

    • Peti Don Kleti says:

      Ja, Borer einverstanden, aber dann mit einem klaren Auftrag, und nicht auf Gutdünken hin oder nach seinem eigenen Gusto.

  • Martin says:

    Die Absicht, auch das Bankgeheimnis im Inland aufzuheben zeigt ja, woh unsere liebe Bundesräten EWS steht. Da braucht man sich nicht zu wundern, dass solche Verhandlungsresultate herauskommen. Es ist schon lange an der Zeit, dass Frau Widmer Schlumpf zurücktritt. Vielleicht können dann auch etwas angemessenere Verhandlungsresultate erzielt werden. Mit dem aktuellen Personal wird es jedenfalls nicht besser.

  • Walter Kunz says:

    Haben unsere Bundesräte, wegen unterlassener Orientierung, denn keine Ahnung von Ihren Amtspflichten..??

    • R. Merten says:

      nein, haben sie nicht, Hr. Kunz- EWS und andere Bundesräte und Politiker wollen eben in die EU. Und dazu muss man denen entgegenkommen!

  • Andreas Sutter says:

    Das Problem der Schweiz ist: wenn jemand etwas fordert, geben wir nach. Jeder, der etwas von der CH will weiss: a) wir bekommen ganz sicher etwas b) wir brauchen keine Angst zu haben, dass die Schweiz etwas von uns will im Gegenzug c) die Schweiz wird nie Gegenmassnahmen gegen uns verhängen, selbst wenn wir frech auftreten. Mit einer solchen “Verhandlungsposition” ist es für jeden ausländischen Staat ja geradezu Pflicht, die Schweiz hart anzugehen. Neuestes Beispiel: die EU will den automatischen Datenaustausch. Und alles, was die CH dafür verlangt ist der Status Quo ihrer Rechte im Ausland.

  • Emil Roduner says:

    Wie soll man denn hart verhandeln koennen, wenn einem die Presse im eigenen Land staendig in den Ruecken faellt?

    • Walter Bossert says:

      Roduner, ganz simpel. Man erzählt nicht jeden Hafenkäse der Presse bevor man selber weis was man will, kann und Abgeschlossen hat! Aber die politische Wichtigtuerei ist leider den meisten wichtiger, als gute Arbeit für das Land zu erreichen.

  • Baertschi Bruno says:

    Gesetzesänderungen oder neue Gesetze, welche in die Vergangenheit wirken (rückwirkend) sind für einen Rechtsstaat (wenn er sich denn so nennen will) ein NO GO !
    Und unlautere Sachen mit unlauteren Methoden zu bekämpfen, ebenso; die Fakten müssen auf den Tisch, wenn das Parlament Verantwortung übernehmen soll. Geheimistuerei schadet der Integrität.
    Aber was soll man von Verhandlungsführern halten, wenn sie dem Parlament vor der Abstimmung sagen, es gäbe keinen Plan B und unmittelbar nach der Abstimmung bereits ein Ausweg portiert wird? Sind solche Leute noch tragbar? Wissentliche Irreführung

  • Sam Gerber says:

    Es ist eine fast unglaublich erscheinende, schlechte Verhandlungstaktik, die EWS und der Gesamt-Bundesrat in diesem Dossier gezeigt hat. Sie war eigentlich so schlecht, dass man davon ausgehen muss, dass der daraus resultierende Druck auf die Schweizer Politik und Banken fast schon erwünscht war. Ich denke immer daran, dass EWS als kantonale Finanzdirektorin schon aus Prinzip nicht für das Bankkundengeheimnis sein konnte.

  • Gregor Banda says:

    Das hat nichts mit Gutmütigkeit zu tun, die Schweiz hat einfach kein Schuldgefühl. Sie verhält sich wie der Dieb, der immer wieder beim klauen erwischt wird und dann findet, er höre schon damit auf, aber nur wenn er eine Gegenleistung dafür kriegt!

    • maja says:

      die Schweiz muss auch keine Schuldgefühle haben sondern die Steuerhinterzieher und die Bankser. Zudem wüsste ich mal gerne wieviele von diesen Bankberater überhaupt Schweizer sind.

    • Walter Mischler says:

      Die Schweiz reit sich nur unter die anderen “Diebe” ein. Siehe Delaware, Jungferninseln, Londoner City, Singapore usw.

    • Mike says:

      Wie kommen Sie darauf das die Banken mit ihren verbrecherischen Vorgehensweisen mit der Schweizer Demokratie gleichzustellen ist? Ich für meinen Teil finde das mann diese Bänker (genau wie viele sind da wohl aus Amerika? 😉 ganz einfach anklagen und verurteilen muss. Wieso soll der Schweizer Rechtsstaat kriminelle Banker und Banken schützen???

  • Michel Sabler says:

    Unsere Bundesrätin EVWS gehört abgesetzt, denn sie gibt dem Druck der USA nach ohne unsere Trümpfe überhaupt je auszuspielen (z.B. Steueroasen in USA in die Waagschale zu legen) ! Zudem dürfen wir FACTA nicht ankzeptieren, denn dies ist fast noch schlimmer als die sogennannte “Lex USA”.

  • Susanne Köhlin says:

    Hervorragender Kommentar, sollte zur Pflichtlektüre unserer Politiker (allen voran EWS) werden.

  • will williamson says:

    Frau Moussadek ist vollumfänglich zuzustimmen. Ich bin seit Jahren derselben Meinung. Es ist einfach unsäglich blamabel wie unsere Regierung in dieser Angelegenheit agiert. Man darf sich nicht – egal von wem – erpressen lassen. Aktive Erpresser haben bekanntlich die Gewohnheit, ihre Erpressungen zu wiederholen und noch nicht aktive werden zur Nachahmung angeregt.

  • Marcel Zufferey says:

    Auf den Punkt gebracht!

  • Katharina says:

    “Sie hat sich empört, dass da jemand seine Nase in Angelegenheiten steckt, für die sie ganz allein zuständig ist – und niemand sonst” leider stimmt das ganz einfach nicht, auch wenn die Mehrheit der schweizerischen Berichterstattung das so hinstellt. es geht um Personen, die dem amerikanischen Steuergesetz unterstehen und es geht um Filialen von Schweizer Firmen, die dem gleichen Gesetz unterstehen und es handelt sich um eine Strafuntersuchung in diesem amerikanischen Rechtssystem.

    • Katharina says:

      2: In dem Sinn geht es nicht um wirklich verhandelbare Optionen, sondern nur darum, den Schweizer Instituten einen ordentlichen Weg anzubieten, diese Angelegenheit zu bereinigen, ohne Schweizer Recht zu verletzen. der Federal District Judge in NY hat ja diesen Aspekt betreffend Wegelin anerkannt und das Dossier an das Justizministerium zurückgegeben, mit der Begründung, dass eine politische Lösung nötig ist – Auslöser der dann erfolgten Verhandlungen mit dem Departement von EWS.

      • Bamert Hanspeter says:

        “Ohne Schweizer Recht zu verletzen”. Genau! Dazu gehört eben, dass man rechtmässig handelt, und nicht dass man einfach das Gesetz vorher anpasst damit die Handlungen rechtmässig werden. Die Banken haben sich nunmal die Sympathien bei der CH-Bevölkerung verspielt. Das werden sie erstmal geradebiegen müssen wenn sie wiedermal etwas zu sagen haben wollen.

        • Bamert Hanspeter says:

          Solche Rechtsanpassungen macht vielleicht Berlusconi wenn es wiedermal eng für ihn wird. So etwas will ich in der Schweiz nicht.

    • Katharina says:

      3: Es geht aber nicht, dass dann die Schweizer Regierung sich vor eben jene Kunden schützend hinstellt und es geht nicht, dass sie sich vor den Verantwortlichen in den Finanzinstituten hinstellt und mit einem sehr seltsamen Vorschlag als Verhandlungsoption vorschlägt, stattdessen die Mitarbeiter Daten unterer Chargen auszuliefern aber die eigentlich Verantwortlichen in den oberen Rängen schützt. Weiter geht es nicht, dass dann die schweizerische Öffentlichkeit als Steuerzahler zu diesen ganzen Spielchen noch die Haftung übernimmt, über irgendwelche Rettungspakete.

    • Katharina says:

      4: Es ist also das Verhandlungsungeschick von BR EWS und die sehr schlechte Kommunikation von ihr gegenüber dem Schweizer Parlament, die den Deal zum Scheitern bringen musste. Das war von Anfang an abzusehen. Leider ist es wirklich so, dass die SP mit ihrer konsequenten Haltung dazu Recht hat.

    • Katharina says:

      5: Das Problem: der IRS hat ein gutes Bild über die Finanzbewegungen (‚Abschleicherlisten‘), weil diese aus Clearing Daten, Liquidierungen von Konten und den damit zusammenhängenden Verkäufen an der Börse in New York auf Metaebene leicht rekonstruierbar sind. Diese weisen eben unter anderem auf Kantonalbanken hin und die dort Konten besitzenden privaten Vermögensverwalter. Symptomatisch dazu ist ja, dass gerade deren Verband zuerst lauthals den Deal ablehnte, aber dann sehr schnell mucksmäuschenstill wurde, als dieser Sachverhalt klar wurde. Getroffenen Hunde usw.

    • Katharina says:

      6: wenn nun einer Kantonalbank nachgewiesen werden kann, trotz der seit 2009 bestehenden Abkommen zwischen der Schweiz und der USA bei diesen Versteckungsstrategien mit zu helfen, dann steht der als Hauptaktionär einer Kantonalbank fungierende Kanton, und damit Mitverantwortlicher, unter Verdacht und Anklage.

      Was in solchen Debatten im Weiteren immer verschwiegen wird, ist, dass die Finma selber auch gegen diverse Institute untersucht, die gleichen wie der IRS.

    • Katharina says:

      7 und Schluss: Zu Nevada et. al. diese Information kann nicht stimmen, dies, weil Finanz Dienstleister ausschliesslich amerikanischem Bundesrecht unterstehen und somit nicht unter die Kompetenz der Mitgliedstatten (‚Kantone‘) fällt. innerhalb der USA ist der automatische Datenaustausch mit dem IRS Pflicht. Zudem ist das Argument, die tun es ja auch in einer Strafuntersuchung nichtig.

      • jo kissling says:

        @Katharina.
        Eine messerscharfe und glasklare Darlegung der Fakten.-Kompliment.
        Ob das auch alle Politiker wussten?
        Aber eben, mit genau diesen sachlichen Argumenten und obigem Beitrag hätten die Politiker und die Medien
        emotionslos auftreten müssen.
        Die ganze Informationspolitk, auf allen Ebenen, hat kläglich versagt! Nur das Tagesgeschäft zählte….

        • Max Bernard says:

          @Katharina: Wenn in den USA in Steuersachen alles so schön offen zugeht wie Sie es uns hier glaubhaft machen wollen, dann erklären Sie uns doch mal, wieso die USA derart krampfhaft an dem Geldversteckmodell der Trusts festhalten. Selbst die anläßlich des G8-Gipfels verlautbarte Sympathie für den AIA beschränkte sich seitens der USA / GB ausschließlich auf natürliche Personen, schloss somit also die zumeist hinter den Trusts sich verbergenden juristischen Personen (Firmen) aus.
          Das ist ungefähr so, wie wenn CH dem AIA zustimmte unter dem Vorbehalt, dass dieser das Bankgeheimnis nicht tangiere.

    • Bruno Froehlich says:

      Gratuliere herzlich, Katharina, fuer Punkte 1 bis 7 – seit 25 Jahren im Ausland lebend, staune ich immer wieder wie noch immer der Mythos der “reichen”, so sehr sauberen unbefleckter weisser Gletscherwelt vor allem sehr konservativen Buergern das klare Denken auf die Tatsachen, wie ein Land ohne Rohstoffe auf verschiedensten, nicht immer korrekten Wegen, zu einem Teil des Wohlstand gelangte. Ist doch eine Beleidigung fuer jene die mit Chrampfen Land und Wirtschaft am Leben erhalten, auch brav Steuern bezahlen. Politik + FiWi als Paket ist selten gut fuer Demokratie, erinnere, Ebner + CB !

      • jo kissling says:

        @Fröhlicher. Vielleicht sind Sie schon zu lange und zu weit weg, um ein bisschen facetenreicher zu argumentieren.
        Alte, der Verbitterung zuneigende Äusserungen sind nicht im geringsten hilfreich. Sory

  • urs says:

    so ähnlich tönte es ja nach der Ablehnung der Lösung 2001 im Lärmstreit mit Deutschland. Natürlich ist die gewählte Strategie beim Steuerthema völlig ungenügend. Jedoch hat man dies mit konsequentem ignorieren der realen Welt (wackere Eidgenossen haben nichts mit der bösen Welt zu tun… Steuerhinterziehung ist angewandtes Notrecht…) gezielt verhindert.
    Und wir wissen genauso, dass im Rohstoffhandel uns dasselbe bevorstehen wird. Und wir werden genauso überhastet agieren müssen.

  • Burger Christa says:

    Es wäre ein Segen, wenn auch die Journalisten, ein Minimum an Sachwissen hätten. Oder wieso wurden nicht einmal die Medienmitteilungen gelesen EJPD. Nicht studieren oder verstehen, aber wenigstens lesen.

  • Peti Don Kleti says:

    Hey. Ich trau meinen Augen nicht. Eine sehr präzise Analyse nüchtern gebracht, und das im TA??
    Das wird Herrn Löpfe zur Weissglut bringen, garantiert. Besten Dank.

    • jo kissling says:

      Diese Frau (M. Moussadek) sollte der “Tagesanzeiger” eigentlich anstellen, unbedingt.

  • Walter Fischer says:

    Wo bleibt eigentlich die Gegenleistung der USA?

    • Carmen says:

      Au ja, ich klau auch mal was und wenn ich dann erwischt werde, dann verlang ich eine Gegenleistung.

      • jo kissling says:

        Frage sei erlaubt:
        Wer hat geklaut und wem wurde das Geld gebracht (und warum) ?
        Sooooo einfach ist es nun auch wieder nicht.
        Der “Ami” hat ein Gesetz und wir haben ein Gesetz. Das, und nur das ist zu respektieren.
        Wer dagegen verstösst, muss dafür geradestehen, egal wer und wo das ist.
        Wenn ich in Saudi-Arabien mit einer Bierflasche rumlaufe, so kann ich auch nicht das Parlament vorschieben!

      • Marco Bless says:

        Wer hat denn hier wem was gestohlen, Carmen? Informieren Sie sich doch bitte einmal erst darüber, was ein Diebstahl ist. Sie scheinen zu der Sorte Zeitgenossen zu gehören, die sich damit nicht auskennt.
        Wenn ich übrigens eine Rechnung nicht bezahle – zu Recht oder Unrecht – dann ist das trotzdem kein Diebstahl. Das Geld ist bis zum Bezahlen Eigentum des Besitzers. Man bestiehlt sich ja nicht selbst, nicht wahr und Eigentumsrechte werden nicht durch Forderungen ausser Kraft gesetzt.

  • jo kissling says:

    Sehr guter Beitrag von ‘Marion Moussadek’, Kompliment !
    Mir stellt sich doch zwei einfache Fragen:

    -Warum werden diese Tatsachen und Fakten in der Presse und den Medien nicht öfter publiziert ??
    Kontinuierlich, immer wieder und wieder und wieder.
    -Haben die Politiker dieses Wissen überhaupt ?
    Die Wahrheit wird offenbar gezielt unterlaufen, um die Klientelpolitik zu rechtfertigen und das Unvermögen zu kaschieren !

  • Philipp M. Rittermann says:

    welche strategie? die politik von links bis rechts, sowie “unser….” bundesrat haben es verschlafen, den banken frühzeitig gesetze aufzuzwingen, welche sie zu “sauberem” geschäften massregelt. die banken habe eine vogel-strauss-politik gefahren und die drohenden forderungen des auslandes willkürlich in kauf genommen. und dann wollten sie nun auch in den schoss des staates kriechen. so geht das nicht, punkt a. punkt b: der ja scheinbar einzige diplomat in dieser angelegenheit, wurde von ews vergrault und man ist nicht in der lage, fundiert und konsequent im interesse der schweiz zu verhandeln.

  • Philipp M. Rittermann says:

    fazit: die versäumnisse der letzten jahre, in kombination mit dem “schwächsten bundesrat aller zeiten”, haben jetzt dazu geführt, dass wir auf der ganzen linie verwundbar sind. mit dem bestehnden personal und potential, können wir hier höchstens noch einen schlechten kompromis aushandeln.

  • lucius mayer says:

    Die scheinunabhängige, scheinneutrale Helvetia ist seit dem 2. WK de facto den VSvA hörig. Russische Rüstungsgüter sind noch nie von unserer Armee evaluiert worden. Oppositionelle werden in den USA genauso verfolgt wie in Russland – frau achte z. B. was mit Gegnern des Irakkrieges geschah. Russland ist etwas weniger heuchlerisch. Diese beiden Grossmächte haben weltweit die höchsten Quoten an Strafgefangenen. Helvetia bemüht sich gar nicht, ihrem Kolonialherrn Onkel Sam zu entkommen, nicht einmal um Wahl- und Stimmrechte eines US-Bundesstaates. Bostoner Teapartys im Basler Rheinhafen?

  • Bruno Froehlich says:

    Richtiges Fazit : “Was wurde seit 2007 und seit den ersten Brandmarkungen der Schweiz durch die USA unternommen? Nichts. ” bis auf die kleine “Unrichtigkeit”, das Nichtstun wurde mit Datenlieferung (Segen BR/FINMA) im Jahr 2009 zum totalen Suendenfall, anzunehmen mit Wunschdenken Betrugsgeheimnis zu retten, denn ein normales Bankkundengeheimnis reicht vollkommen, schuetzt aber keine Betrueger ! Eklatant das Versagen 09 derer, die heute so laut bruellen, Blocher spielt doch sonst ueberall Putzminister, wo war sein Besen damals ? Na klar, Schuld am Desaster das weiter geht EWS; so laecherlich!

  • Tja says:

    Tja, Unrecht gut gedeiht nicht. Wer sich zum Komplizen von Steuerhinterziehern macht, sollte sich nicht wundern, wenn er dafür gradestehen muss. Da hilft es auch nicht, wie ein kleines Kind auf andere zu zeigen, die auch böse waren. Ich bin dafür, dass sich die amerikanschen Behörden eine dieser sauberen Banken nach der anderen vorknöpfen. Go for it, USA!

  • Anton Keller says:

    Marion Moussadek, es wäre schön noch mehr Artikel von Ihnen im deutschen Newsnetz zu lesen.

  • Arthur Gubler says:

    Das Parlament wird vom Volk gewählt und der Bundesrat vom Parlament. Und da staune ich immer wieder was für Däppen ins Parlament gewählt werden. Diese kleinen Fische spielen sich bei den Bundesratswahlen gross auf und verhindern starke Persönlichkeiten, weil diese die Harmonie stören könnten. Es sind darum fast alles schwache, nachgiebige Damen und Herren, die glauben, mir Harmonie könne man verhandeln. Das kann man schon, verliert dabei aber immer.

  • smart says:

    Wer von einer Bundesrätin, die seit Jahren offen sagt, dass sie das Bankkundengeheimnis am liebsten auch im Innern abschaffen möchte, erwartet, dass sie das Bankkundengeheimnis gegen aussen verteidigt, der oder die ist wohl reichlich naiv. Absolut kein Wunder dass man mit solcher Zweideutigkeit in derart unmögliche Situationen gerät. Es wäre evtl. angebracht bei den nächsten BR-Wahlen die Grundhaltungen der Bundesräte und der Bundesrätinnen zu prüfen und nicht nur nach Partei- und wahltaktischen Überlegungen heraus zu handeln. Aber das wird ein frommer Wunsch bleiben.

  • G. Meier says:

    Der Fairness halber halte ich fest, dass dieses Problem nicht einfach zu lösen ist. Unsere hochbezahlten Mandatsträger fordern aber selten oder nie eine Gegenleistung ein, sondern akzeptieren schlussendlich einfach, was ihnen aufgetischt wird. Zumindest entsteht bei mir dieser Eindruck aufgrund der spärlichen Informationen, welche verbreitet werden. Traurig ist zudem, dass Exponenten der SP (Strahm+Co.) extra die deutsche SPD aufgesucht haben, um ihnen vom Steuerabkommen abzuraten. Oft denke ich, dass die Sozial’demokraten’ nicht nur den Kapitalismus sondern auch die Schweiz überwinden wollen.

  • Lukas Freimann says:

    Angst regiert die Welt: Um 10$Mia Bussen soll es gehen. Bei 744$Mia US-Budget-Defizit im laufenden Jahr? Auf CH-Banken liegen ca. 3000$Mia Offshore-Gelder. Bei Klagewellen wäre die Existenz der CH-Banken und der Anlagen plötzlich unsicher. An den Börsen wäre die Hölle los. Das können sich die USA im Moment gar nicht leisten. Es ging für die USA wie für die Banken darum, das Gesetz nachhaltig zu ändern weil es dann einfacher ist dort zu geschäften. Der Plan war das auf 12Mo begrenzte Gesetz auf unbestimmte Zeit zu verlängern. Wetten jetzt kommt eine Verordnung? Da kann man noch mehr wurschteln.

  • T. Gassner says:

    nun, ja, das ist ein hervorragender Artikel. vielen dank frau Moussadek. bei mir lösen die Kommentare über frau BR EWS nur kopfschütteln aus. damals als sie gewählt wurde, wollte man einfach nur Herrn blocher anprangern und die svp blamieren. es ging nicht um die schweiz und ihre belange im innern oder im aussen. nun haben wir den salat. ich schlage vor, bei nächster BR Wahl, sich die Person vorzustellen (wer immer auch…) wie diese unser land nach aussen und ggü. dem Volk vertritt. BR EWS hat weder den Charakter noch die Klasse dazu. bin parteilos, doch das stink doch zum himmel…

  • Georg Merkl says:

    Die Autorin hat anscheinend keine Ahnung von US-Recht und von den Gewinnsteuersätzen in Delaware, Nevada etc. Google, Coca Cola und General Motors wurden lediglich auf dem Papier dort gegründet (jurisdiction of incorporation) damit diese vom in den USA in die Kompetenz der Gliedstaaten fallenden liberalen Gesellschaftsrecht des Gliedstaats Delaware profitieren können. Der Hauptsitz der Geschäftsleitung (principal executive office) der Konzerne ist aber in anderen Staaten (Google in Mountain View, Kalifornien; Coca Cola in Atlanta, Georgia; General Motors, Detroit). Dort ist die Steuerpflicht.

  • Georg Merkl says:

    Was die Möglichkeit von Nevada anbelangt Auskünfte an die amerikanische Steuerbehörde zu verweigern, hat die Journalistin ebenfalls schlecht recherchiert. Eine Gesellschaft, die kein Bankkonto hat bringt zur Steuerhinterziehung nichts. Es gibt aber den Entwurf einer Bundesverordnung, welche die US-Banken dazu verpflichtet den hinter der Gesellschaft stehenden wirtschaftlich Berechtigten zu ermitteln. Und es gibt bereits eine Bundesverordnung welche die Banken dazu verpflichtet die Namen von ausländischen Kontoinhabern der Steuerbehörde zu melden. Die Journalistin sollte sich im US-Recht bilden

  • Bruno Bänninger says:

    Aus der Defensive heraus verhandeln ist die ganz hohe Schule der Argumentation. Auf der sachlichen Ebene geht es um
    logisches Denken und überzeugende Argumente.
    Ebenso wichtig ist die emotionale Ebene. Die Chemie muss stimmen. Fehlendes Charisma, hängende Mundwinkel, schlechte Laune und private Verschlossenheit sind schädlich.
    Ein Topverhandler ist, wer die Fähigkeit hat, auf alle Klassen offen zuzugehen und sich jederzeit mit ihnen vorzüglich zu verständigen. Dazu gehört die Beherrschung der Landessitten und der Sprache. Nur Geschäftsmann-englisch genügt nicht.

  • will williamson says:

    Was mir einfach nicht runter geht: die international operierenden Banken haben doch alle einen Stall voll Rechtsanwälte beschäftigt, die hätten sicherstellen sollen, dass die Geschäfte gesetzeskonform ablaufen. Angesichts der jetzigen Turbulenzen kommt man nicht darum herum, zu denken, dass sie eher Unrechtsanwälte beschäftigten.

  • Walter Bossert says:

    Kurzsichtig wie immer wird nun die Schuld auf EWS abgewälzt. Die Art und Weise wie sie Bundesrätin wurde hat auch mich geärgert, aber die Probleme mit dem Ausland haben viel früher begonnen und haben bei EWS nur eine Fortsetzung. Es war schon falsch, dass Politiker privat im Ausland gegen die Interessen der Schweiz weibelten. Richtig wäre gewesen zusammensitzen und den Banken den Tarif durchgeben! Notfalls mit Strafmassnamen, denn die die Folgen deren Tuns im Ausland war ja absehbar und selbst mir aufgefallen.

  • Reto Stadelman says:

    Liebe Frau Moussadek, wie unzählige Hobbypolitiker vor Ihnen glauben nun auch Sie, dass man alles hätte besser machen müssen. Das man besser weiter verhandelt hätte (womit denn eigentlich?). Das LI alles besser gemacht hat. Und am Schluss natürlich wird noch einmal der EU ins Schienbein getreten, obwohl im Bankenstreit bisher vor allem DE, GB und die USA Probleme gemacht haben. Nun, mal abgesehen davon, dass auch die Schweiz einen netten Vertrag mit Grossbritannien hat, glauben Sie nicht dass unsere Politiker etwas im Kopf haben und sich diese Optionen überlegt haben?

  • Josef Rutz says:

    Hier geht es nicht um einen Steuerstreit zwischen der Schweiz und den USA, sondern allein um Verbrechen privater Schweizer Bankers, Treuhänder, Anwälte und Konsorten die im Ausland Gesetze brechen und die Bürger anstiften Steuern zu hinterziehen und dann aktive Beihilfe leisten diese illegalen Gelder in Schweizer Banken zu verstecken und sich dazu hinter einem fadenscheinigen Bankgeheimnis verschanzen. Hier muss doch die Schweizer Justiz in der Schweiz endlich aktiv werden und diese Verbrecher in der Schweiz verhaften und wegen gewerbsmässiger Hehlerei im grossen Stil anklagen (Art.160 StGB).

    • Mike says:

      sehr gut, das brint es auf den Punkt, da kann ich nur zustimmen. Es wird alles aufgeblasen zu Staatsdebakel dabei handelt es sich einfach um Verbrecher die den Rechtsorganen zugeführt werden sollten.
      Es gibt auch keine armen Banker die das machen mussten, jeder ist frei zu gehen wann er will und wenn sich ein MA dazu entschliesst kriminelle Tätigkeiten des Vorgesetzten zu unterstützen und dann dafür zu Rechenschaft gezogen wird ist dies nur richtig. Gegebenenfalls kann der MA ja seinen Vorgesetzten anzeigen um Strafmilderung zu erhalten.

  • Jean-Christophe Delamuraz says:

    Guter Bericht!

    Wir muessen knallhart und mit allen Wassern verhandeln mit den Yankees. Und zwar mit allen Mitteln und vor allem nicht in unsere Karten schauen lassen. Falls die eine unserer Firmen verklagen, machen wir das sofort auch.

    Lasst uns nicht unterkriegen! Das ist ein Wirtschaftskrieg und muss auch so gefuehrt werden!!

  • Peter Mathys says:

    Bravo, Frau Moussadek! Es ist unvermeidlich, dass bei jeder Massnahme der eine oder andere Teilnehmer unzufrieden ist. So auch im Gerangel um die Lex USA. Aber darauf kommt es nicht an. Es ist höchste Zeit, dass die Schweiz den USA einmal zeigt, “bis hierher und nicht weiter”. Schliesslich geht es um den Stolz und das Selbstbewusstsein unseres souveränen Staates. Und dass nun gegen weitere Banken in USA Anzeige erhoben wird, kann man bezweifeln. Die USA können es sich nicht leisten, es mit der Schweiz zu verderben. Andere Länder werden sich auch ihr Teil denken und Vorkehren treffen.

  • Daniela Willimann says:

    Frau Widmer ist die fähigste und integerste Bundesrätin, welche die Schweiz je hatte. Sie hat erkannt, dass der Liberalismus am Ende ist und jeder Staat seine Bürger eng überwachen muss. Das ist legitim, und wieso sollte sie von den USA dafür eine Gegenleistung fordern? Das Resultat fehlender Überwachung sehen wir jetzt! Das Recht auf finanzielle Privatsphäre gehört weltweit ebenso abgeschafft, wie das schmutzige Bargeld. Nur so können die Staaten die Einhaltung der Gesetze kontrollieren und ihre Rechte gegenüber kriminellen Bürgern durchsetzen. Nur wer etwas zu verstecken hat, ist dagegen.

  • Anton Giardino sagt:
    Die Schweizer Behörden knicken bei jeder Forderung ein.
    Der Artikel von Frau Moussadek ist im Moment der einzige in der Zeitungslandschaft, welcher endlich mal diese Seite des Poblems aufzeigt: Eben das dauernde Nachgeben der Schweiz. Die Inländer der Schweiz sind wohlstandsverwöhnt und haben das Kämpfen um diesen wirtschaftlichen Wohlstand verloren. Die Schweizer sind unter Druck nie ein einig Land und halten dann auch nicht zusammen. Haben wir Leser aus den Medien erfahren, was in den letzten zwei Jahren mit den Amerikanern verhandelt wurde. Wie geht es weiter?

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